Identifier nos erreurs est bon pour notre santé mentale
- Corine DEPEYROT

- 4 mars 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Je rebondis sur un commentaire que l'on m' a fait récemment :
"il n' y a rien à regretter si l'on a vécu à 100 %".
Allez zou ! Balayé d'un revers de manche, dossier clos. Voilà notre mental (assez paresseux il faut bien l'admettre) rassuré.
Toute forme de dictature de la pensée unique est, par définition, ennuyeuse. Nous sommes des êtres plus complexes que ces phrases toutes faites bâties à l' emporte-pièce.
Petit point sur la notion de "regrets" : Mécontentement ou chagrin d'avoir fait, de n'avoir pas fait, d'avoir dit, de n'avoir pas dit dans le passé.
1 - Aucune erreur donc ? Il est d'une prétention navrante de se targuer - et tout le monde sait bien que c 'est faux - que nous sommes - ou devrions être - sans regrets.
2 - S'imposer dans la vie ce genre d' objectif - ne pas avoir de regret - est irréaliste (je suis infaillible) et déraisonnable (je devrais toujours faire les bons choix).
3- Cette injonction personnelle fragilise, voire inhibe nos prises de décision en nous mettant une pression gratuite. Paralysant à souhait !
Bien sûr que nous avons dans le passé, et ferons à n'en pas douter dans le futur, des cagades (bêtise, erreur d'appréciation, maladresse).
Estimer qu'avoir vécu à 100 % nous dédouanerait de ressentir tout regret ? C'est un mensonge que l'on se fait à soi-même. Car nos choix hasardeux, malheureux, restent des choix hasardeux, malheureux. On peut s'être trompé, avoir manqué de vigilance, d'attention, de précaution, s'être laissé embarqué par nos peurs, etc.
Il s'agit de les identifier, et d'accepter que cela fût. Comprendre et avancer de ses erreurs sont des prérequis à quiconque souhaite avancer et grandir.
En conclusion :
1- Les bilans lucides n'ont jamais nui qu'à ceux qui ont peur de leur ombre et ne veulent pas grandir en toute humilité.
2- Identifier là où nous avons des regrets nous rend responsables de nos choix, y compris de ceux qu'on ne referaient pas. Nous avons tout à y gagner en maturité émotionnelle.
Accepter ses zones d' ombre, ses manques d' intentions claires et de pleine conscience dans le passé ne peuvent être que de formidables leviers d' apprentissage. Encore faut-il accepter ce regard bienveillant porté sur soi.
PS : Super .... Quelqu'un m' écrit : "Mais quand une petite voix en nous juge nos zones d'ombre et manques d'intention claire, et qu'elle n'apporte pas un regard bienveillant sur nous, parce que l'enfant intérieur a parfois été tellement sali et malmené.
Comment faut-il faire alors ?" ...
Être son meilleur ami. Sans jugement ni condamnation. Il y a un gap entre accepter ses zones d' ombre et condamner ses zones d' ombre.
Si j'accepte, je transforme. Si je condamne, je déforme. Et de fait je ne change rien puisque je suis dans la déformation et l'idéalisme de moi - même
je ne suis pas QUE cet être de Lumière que j'aspire, j'idéalise à Être un jour ... Je ne suis pas QUE cet être de l'ombre que je dénigre, je martyrise toujours ... * Je suis quelque part dans la voie du Milieu ... pleinement humain.
En résumé : identifier nos erreurs est bon pour notre santé mentale et surtout nous aide à grandir.
L'accompagnement chamanique que je propose abordera ce thème là, inévitablement. Alors, à quand votre prochaine étape ?




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