Arrêtez de vous battre ! Le ciel ne devrait pas être bleu ? Il l'EST !
- Corine DEPEYROT

- 15 juil.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 août

Arrêtez de vous battre ! Accepter ce qui est
Avez - vous remarqué comme avec juste de la bonne volonté ... ça ne marche pas ?
Dire que nous devrions accepter les choses ne fait qu’ajouter une autre histoire à l'histoire et cela n’a jamais marché. La réalité ne décrète pas ce que quelqu’un devrait faire ou ne pas faire. Ou si le Ciel devrait ou ne devrait pas être bleu.
Comment réagissez-vous lorsque vous vous disputez avec la réalité ?
Qu’est-ce que cela vous fait ?
L'investigation factuelle
Elle explore la cause et l’effet de notre attachement aux pensées douloureuses. Dans cette investigation nous trouvons notre liberté.
Exemple : si une personne critique ma vie et que je me contente de dire que je devrais l’accepter, il est peu probable que j’en tire quelque soulagement durable.
Le problème demeure en tant que circonstance extérieure qui me contrarie et que je tente d’éviter ou d’éloigner de moi.
Notons le problème par écrit :
- Je suis en colère contre cette personne parce qu’elle est trop critique.
- Elle ne devrait pas me critiquer autant
Est-ce que c’est vrai ?
- Oui c’est vrai, elle ne devrait pas me juger comme ça. Ça me rend dingue.
Pouvez-vous être absolument sûr que c’est vrai qu’elle ne devrait pas vous critiquer autant ?
(Êtes-vous au courant de son chemin de vie, et comment elle devrait ou ne devrait pas être critique à ce moment précis ?)
- Eh bien, je ne peux pas absolument savoir qu’elle devrait être différente de ce qu’elle est. Je veux dire, c’est comme ça qu’elle est, donc je suppose que c’est là son chemin.
Ceci est la première conséquence produite par une investigation factuelle - nous voyons que ce que nous avons cru comme absolument vrai peut très bien ne pas l’être.
Le monde entier pourrait être d’accord (les gens ne devraient pas critiquer), cela ne rend pas la chose vraie en réalité. En réalité les gens sont parfois critiques. Ils l’ont toujours été. C’est cela qui est vrai.
Vous pourriez alors vous dire : Oui, ils sont critiques, mais ils ne devraient pas l’être.
Comment réagissez-vous lorsque vous avez cette pensée " cette personne ne devrait pas être aussi critique " ?
- Ça me met en colère. J’éprouve du ressentiment envers ses critiques, son avis, ses certitudes de savoir mieux que moi. Je me renfrogne, je l’évite. Je me plains d'elle à mes amis. Je n’écoute pas ce qu’elle a d’autre à dire, et quand je suis avec elle je me tais ou parfois je la brusque.
Qu’est-ce que ça vous fait ?
Je me sens assez moche, nulle, indésirable, rejetée, etc...
Lorsque nous croyons qu'une personne ne devrait pas être critique, cette croyance engendre colère, ressentiment et séparation. De tels effets ne proviennent pas de leurs jugements à elles - quelqu’un d’autre pourrait les prendre pour des conseils avisés, ou simplement pour une opinion. Quelqu’un d’autre encore pourrait les trouver amusants.
Mais lorsque nous nous attachons à la croyance qu’elle ne devrait pas agir comme elle le fait, nous sommes en guerre avec la réalité, et nous perdons à coup sûr.
Le ciel ne devrait pas être bleu
Regardez le ciel, dites-vous à vous-même qu’il devrait être vert et vous ressentirez l’absurdité de cette déclaration. Aussi incongrue que cela puisse paraître, c’est pourtant ce que nous faisons quotidiennement avec notre entourage. C’est violent, et nous en ressentons l’effet à l’intérieur de nous-mêmes en tant que stress.
Il ne s'agit pas d’accepter les choses comme elles sont. Nous n’avons pas à accepter que le ciel soit bleu ou que les gens nous jugent. Nous pouvons nous disputer avec cela. Nous pouvons essayer de changer le monde pour le faire correspondre à nos croyances sur ce qu’il devrait être.
À travers l’investigation nous voyons que quand nous croyons que quelque chose devrait être différent de ce qu’il est, nous expérimentons un stress, une douleur.
En réalité, c’est notre façon de penser qui cause le malaise.
Qui seriez-vous sans cette pensée "Les gens ne devrait pas me juger " ?
Qui seriez-vous si vous ne croyiez pas qu’ils ne devraient pas le faire ?
S’ils me jugeaient et si je ne croyais pas qu’ils ne devaient pas le faire, je les regarderais exactement de la même manière que si je voyais une vague se briser ou un chien aboyer. Ce serait O.K. Une sorte d’amusement, en réalité. Je me contenterais de les voir en train de me donner leur opinion de la seule manière qui leur soit possible.
Retournons la phrase : cette personne devrait me critiquer
Elle devrait me critiquer parce que c’est ce qu’ elle est, et mes argumentations contre cela ne peuvent que me stresser davantage.
Je ne devrais pas critiquer. Quand je ressasse encore et encore combien cette personne est critique, je deviens moi aussi réellement critique envers elle. Je critique le fait qu’elle me critique. Pas étonnant que nous continuions mutuellement à appuyer là où ça fait mal ! Je suis juste en train de faire ce qui me met en colère chez elle.
Le résultat de l’investigation est souvent une meilleure appréciation de ceux qui nous entourent et la prise de conscience que ce n’étaient ni leurs paroles ni leurs actes qui nous blessaient réellement, mais nos pensées non questionnées à propos de leurs paroles ou de leurs actes.
En jugeant la situation et en appliquant sincèrement le processus d’investigation il est possible de transformer les expériences et les relations les plus traumatiques.
Cependant nous n’avons pas à attendre une crise majeure pour recouvrer notre liberté intérieure. Nous pouvons juger nos patrons, nos partenaires de vie, nos corps, nos comptes en banque et devenir libres du stress de nos vies dès maintenant : mettez votre confusion sur le papier, examinez-la, et libérez-vous vous-même.
Avec cette forme d'investigation, nous pouvons vraiment commencer à accepter les choses comme elles sont. Non parce que nous nous dirions qu'il faut tout simplement accepter mais parce que nous avons compris que se disputer avec la réalité est douloureux et sans espoir.
Lorsque ceci est véritablement réalisé, nous n’avons pas à stopper ces disputes — elles s’arrêtent d’elles-mêmes. Il en résulte une paix qui surpasse tout ce que nous avons espéré trouver au cours de nos interminables argumentations.
Si vous ressentez le besoin d 'arrêter de vous chamailler avec vous-même, de vous battre contre des moulins à vent, d'entretenir une guerre intérieure, de limiter vos croyances imaginaires pour enfin être en paix, plus serein face à l'évidence, plus apaisé avec votre environnement, alors , nous pouvons cheminer ensemble pour plus de libertés.






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