Stage chamanique en Occitanie : Se préparer à l'invisible
- Corine DEPEYROT

- il y a 12 heures
- 6 min de lecture

Se préparer à l'invisible - 1 / Stage chamanique et Code de bonne conduite
Décider de faire un stage chamanique, ce n’est pas rien.
Rencontrer un chamane, ce n’est pas rien non plus.
À l'instar des codes de bonne conduite que vous trouverez en prévision de vous rendre à un Pow Wow, voici les us et coutumes à tenir lors de votre venue à un stage chamanique.
Familiarité avec un chamane étranger
Sous couvert qu'un chamane étranger à l’autre bout du monde, perdu au milieu de quelques contrées sauvages et exotiques, à 20 heures d’avion, 10 heures de 4x4 et 5 heures de cheval (cela dit, cela laisse le temps de lire sur le sujet et de savoir où on met les pieds !), déclencherait de facto une attitude humble et respectueuse, allant de soi qu'une quelconque familiarité n'y aurait pas sa place, il est vrai que cette attitude presque obséquieuse laisse songeuse la chamane occidentale que je suis.
Familiarité avec un chamane français
Et pour celles et ceux qui pencheraient tout de même pour une certaine familiarité parce que ne bougeant pas de France, sachez que les tutoiements directs, l'absence de déclinaison de son identité n'ont pas, ici comme ailleurs, leur place. Ou alors méfiez-vous que je ne finisse par faire comme Enkhetuya, femme chamane Mongole, mentor de Corine Sombrun, qui l’avait affublée du doux sobriquet de mon petit trou du cul. De quoi faire passer l’envie de se donner une fausse assurance et de se replacer à bonne distance, vous ne croyez pas ?
Familiarité avec le chamanisme
Message laissé par une personne souhaitant prendre rdv :
J’ai beaucoup entendu parler de Chamanisme et j’ai envie de me laisser tenter…
Se laisser tenter ? Pas bon ça ! En tout cas pas avec moi, trop soucieuse et respectueuse des cadeaux inestimables que m'ont offert mes différents mentors. Gratitude et respect profond. Et de fait, je ne suis pas une carte de resto proposant en nouveauté du jour l’escalope milanaise revisitée à son menu ! Et ma foi, je me laisserais bien tenter …
Proximité oui. D'égal à égal, oui. À bonne distance, oui. Familiarité, jamais.
Se préparer à l'invisible - 2 / Un stage chamanique se prépare dans l’Esprit et dans le cœur
Même si la durée d’un voyage pour faire un stage chamanique en France et son investissement financier sont sans commune mesure avec un stage à l’autre bout de la planète, avoir la bonne posture et la bonne ouverture de cœur rendront votre stage chamanique en Occitanie inoubliable.
Consignes avant d’embarquer
Préparez-vous à jouer les équilibristes, à accepter que vous ne maîtriserez pas vos journées, qu’il n’y aura pas d’horaires, pas plus qu’il n’y aura de protocoles.
En chamanisme, il n’y a pas de maître ni d’élèves. Il n’y a pas de sachant et d’apprenant.
Il y a des instructeurs, au sens premier du terme, Mettre en possession de connaissances nouvelles, et des mentors Guide, conseiller sage et expérimenté.
Ils sont dotés d’une sagesse appliquée, c’est-à-dire d’une sagesse expérimentée.
Prévoyez d'être responsable de vos journées. Sachez prendre des initiatives, en n’oubliant pas cependant que l’immersion au cœur d’un stage chamanique, cette communauté créée pour 3 jours, induit un rapport aux autres teintée de précaution, d’attention et de considération. Le sens de la communauté version amérindienne, pas Roots made in France.
Se préparer à l'invisible - 3 / Un stage chamanique se prépare en se plongeant dans sa propre sécurité intérieure

Commencez par vous entraîner. À quoi ? À la respiration ventrale.
Pas celle pratiquée par les yoginis qui pratiquent une respiration ventrale haute, située entre le nombril et le sternum.
Non, une respiration ventrale basse, située entre le périnée et le nombril. À l'inspiration, vous relâcher votre ventre, à l'expiration, vous videz votre ventre en tirant dessus, non pas vers le haut, mais vers l'arrière. Lorsque vous y arriverez, vous verrez, ou plutôt vous ne verrez plus vos épaules monter et descendre.
Pourquoi pratiquer cette respiration ?
Parce que c'est notre respiration naturelle. Celle dont on se servait, comme tous les mammifères terrestres (regardez dormir votre chat ou votre chien, ils respirent par le ventre) de 0 à, à peu près, 4/5 ans. C'est l'âge où les enfants ont un gros bidon (en vérité ils ne contrôlent pas leur respiration et ne contrôlent pas leur ventre, qui est, en position naturelle, relâché). C'est à ces âges là aussi qu'ils ont des amis (imaginaires pensons-nous). Puis viennent nos remarques : rentre ton ventre. Plus de respiration ventrale, plus d'amis.
Cette immaturité des poumons qui nous forcent à respirer de façon naturelle lorsque nous sommes des tout-petits tombe drôlement bien !
Pourquoi ? Parce que la respiration ventrale basse ne crée pas de souvenirs conscients.
Un peu de physique avant d'aller plus loin
Lorsque nous respirons par les poumons, nous oxygénons de façon régulière et constante notre cerveau. En temps normal, lorsque nous faisons les choses sans réfléchir, (monter les marches, se servir un café, etc., en fait, tout ce que nous savons faire et qui ne nous oblige pas à réfléchir pour les faire) nos ondes cérébrales se situent entre 9 et 15 hertz.
Lorsque je réfléchis sur un projet complexe, que l'accumulation des tâches quotidiennes m'obligent à solliciter en permanence mon mental, ces ondes montent entrent 15 et 25 hertz.

Si vous ne vous autorisez pas ou ne pouvez pas relâcher cette énergie sur le long terme, c 'est le fameux burn-out. En vérité, un cadeau de votre cerveau. Comme un tableau électrique qui disjoncte histoire de ne pas provoquer un court-circuit et donc potentiellement un incendie général, votre cerveau se met en off afin que vous puissiez récupérer et ne pas vous retrouver avec le cerveau grillé.
Lorsque vous respirez par le ventre, vous ne suroxygénez pas votre cerveau, qui alors fonctionne entre 4 et 7 hertz. 7 hertz environ correspond aux méditations, 4 hertz vous permettra de vous dissoudre et de voyager. Loin de votre mental, votre esprit se libère et vous ne créez pas de souvenirs. Vous êtes pleinement dans l'instant présent.
Preuve à l'appui, revenons à notre petit bonhomme

Vers 10 mois pour les plus toniques et 15 pour les plus lents, nous allons faire ce qu'aucun autre mammifère terrestre n'a à faire de toute sa vie : se mettre sur ses deux pattes arrière.
Une révolution extrême, un effort surhumain que nous ne referons jamais de toute notre vie : en l'espace de quelques mois, nous allons passer d'une petite chose (un bon repas diront les lions) dépendante, n'ayant pas le moindre instinct de survie (placez un nourrisson dans la savane, il ne fera pas 5 minutes... D'accord, l'image est brutale, j'en conviens !), à cet être conquérant bravant l’inconnu et ses trésors de découvertes !
Qu'est-ce qui nous pousse à cela ? Pourquoi ne restons-nous pas là, tranquillement avachi sur le dos à gazouiller tandis que nos mains maladroites tentent de se rapprocher d'un mobile coloré placé au dessus de nous ?
Parce que nous sommes fondamentalement et dans notre ADN des nomades. En nous le besoin viscéral d'explorer, d'aller voir ailleurs, d'agrandir notre champ de vision, de dépasser ce dont nous pensons avoir fait le tour.
Pourquoi perdons-nous cet élan naturel ? Précisément, parce que nous nous rappelons toutes les fois où cela a mal tourné. La peur a remplacé la joie.
Et voilà notre petit conquérant se lançant à l'assaut du monde ! Respiration ventrale, pas de souvenirs, sécurité intérieure :
Jour 1 : première tentative, il pose chancelant un pied en avant, manque de stabilité, et le voilà les fesses au sol en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Jour 2 : pour le petit humain, c 'est son jour 1, puisqu'il n'a pas créé de souvenirs et donc il ne se rappelle pas avoir tenté l'aventure la veille pour un résultat plus que médiocre.
Jour 3 : idem, pour lui, c 'est toujours son jour 1, et toujours pour les mêmes raisons : s'il se rappelait le méchant coup sur la tête à l'angle du meuble de télévision reçu la veille, il ne le tenterait même pas. Grâce à la respiration ventrale, il ne se souvient pas : il apprend.
Comment s'entraîner à la respiration ventrale alors ?
La façon la plus facile de ressentir physiquement la respiration ventrale est d'essayer allongé.
Un livre posé sur la zone périnée-nombril, une main dessus, l'autre au niveau du sternum ( pour vérifier qu'à l'expiration cette zone ne se gonfle pas) entraînez-vous à le faire monter et descendre. Vous ressentirez votre mental s'apaiser quasi instantanément.
Comme toute pratique physique, la régularité et la constance de vos effort finiront par payer. Un jour, vous ne respirerez plus que comme ça. Se dégagera alors de vous une force tranquille, une assurance saine version bison au repos.
Pour conclure, petite mise en garde
L'invisible existe.
Rappelez-vous qu' il est essentiel d’harmoniser le chakra Racine physiquement avant de vouloir harmonier les suivants, ou de les ouvrir. Votre propre mise en sécurité est cruciale avant toute autre initiative malheureuse : faire des montées de Kundalini, pratiquer la transe, partir dans des voyages chamaniques sans être sûr d’être correctement ancré est dangereux.
Nous ne sommes que de l'énergie, et ce n'est pas un jeu ou une simple activité de loisirs que de s'adonner à ces pratiques. Je reçois, et de plus en plus, des patients avec un mal nouveau : leur point d'ancrage s 'est dangereusement déplacé, un coronal grand ouvert qui n'a pas été refermé après l'expérience, et qui, ignorants les notions de basses et de hautes énergies, se retrouvent avec des indésirables. Faites attention, faites toujours jouer et sans modération votre discernement.
Alors, si après toutes ces recommandations l'aventure vous tente toujours , rendez-vous cet été ! https://www.chamane.com/stages-chamaniques



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