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Feuilles vertes

Stage chamanique en Occitanie : Se connecter à la Joie

Des enfants d'Asie posent devant le photographe en rigolant sous une pluie diluvienne
Vive la pluie qui mouille !

Se connecter à la Joie : une affaire sérieuse !


Un jour où je me promenais à Tarbes, je passais devant une école maternelle. C'était l'heure de la récréation, et la configuration de la cour disposée en L autour d'un bâtiment ne permettait pas aux institutrices groupées près du grand préau de voir une petite dizaine d'enfants au prise à un joyeux capharnaüm de bras et de jambes montés les uns sur les autres. Mon coeur de maman et surtout d'ancienne monitrice de colonies de vacances ne fit qu'un tour et je lâchais un tonitruant :

-        Mais arrêtez ça enfin, vous allez vous faire mal !

Et là, estomaqués par ma remarque, sortant de leur guerre de chevaliers, ils se stoppèrent net et me lancèrent d'une seule voix

-        Mais on joue !

 

Parce que jouer est une activité sérieuse, entière, passionnante, engageante, elle est à mettre entre toutes les mains. Y compris et surtout les nôtres.



Corine Depeyrot chamane, grand sourire, heureuse au petit déjeuner au camping de Grand Canyon
petit déjeuner en pleine nature
Corine Depeyrot Chamane faisant de la luge dans un grand éclat de rire dans les Hautes Pyrénées
place au jeu !

Se connecter à la joie, quand cette dernière a pris la poudre d'escampette


Vous croyez que la Joie n'appartiendrait qu’à l'enfance, baignée d’innocence et d' insouciance ? Qu'elle ne serait que l'apanage d'une enfance vierge de toute turpitude et vilénie ? Que vous êtes bien trop vieux, ou trop vieille, pour vous abandonner à de tels débordements ?

Très bien. En chamanisme, il y a une phrase qui résume toutes nos croyances :

Ce que tu crois, ça sert à faire pousser le maïs ? Non ? Alors ça ne sert à rien.

Alors ? C’était quand la dernière fois que vous avez pataugé dans les flaques ? Qu'un réveil à l'aube dans la nature a illuminé votre visage ? Qu'une descente en luge vous a procuré un rire juvénile ?

Vous ne vous en souvenez plus ? Alors il est grand temps d'agir ...


Parce que se connecter à la joie, ce n'est pas une histoire d'innocence.

L'innocence, elle nous a quittés, quelque part dans l'enfance précisément, lorsque nous avons fait l'expérience de la médisance jalouse, de l'opportunité malsaine et intéressée, de l'humiliation, des jeux de pouvoirs, de la méchanceté gratuite, etc. Se crée alors petit à petit dans notre cerveau, notre mental (la fabrique à souvenirs) la notion de Bien et de Mal. Nous perdons notre innocence au fur et à mesure que nous expérimentons l'être humain, y compris nous-même dans nos recoins les moins jolis jolis.


Se connecter à la Joie, c'est une histoire d'insouciance.

Etymologiquement, l'insouciance veut dire " qui ne se soucie pas, qui ne se soucie de rien"

En clair : pas d'inquiétude en vue !

Et ça change tout.

L'inquiétude est une pure construction de votre mental, (lorsque vous vous souciez de ce que l'on va penser de vous, lorsque vous vous souciez de votre image, que vous croyez que vous allez passer pour quelqu'un d'immature, le faux blasé, la vraie anxieuse, que vous envisagez les pires scénarios catastrophes : et si je me fais mal ? Et si je ne savais plus savoir revenir ? Et si je fais un malaise ? Et si, et si ... (voir poème en fin d'article)

En bref, tout cela parle d'un futur qui n'existe pas, un futur que vous supposez, que vous extrapolez, que vous scénarisez version drama, mais qui ne vous parle surtout pas de l'instant présent.

L'insouciance se situe au niveau du cœur, lui-même directement relié à votre ventre.

Peut-on alors se connecter à son ventre ? Et si oui, comment ?

Le ventre est un grand espace vide de tout jugement, de toute considération de Bien ou de mal. Le ventre n'interprète pas, ne cloisonne pas, ne normalise pas, ne jauge pas, ne juge pas, ne se cache pas derrière une palanquée d’excuses. C'est un territoire de ressentis, là tout de suite, sur le moment, pas dans une heure, pas dans une semaine.

Dans le ventre circule un flot d'informations, de savoirs, de ressentis, d'intuitions, de connexion, votre petite voix, des évidences, des fulgurances, et surtout : vos émotions à l'état brut. Précisément parce que tout y est neutre, toutes vos émotions (des plus agréables aux plus désagréables), ne se soucient pas de l'effet qu'elles produisent en vous et chez les autres, un espace qui se moque de ce qu'en pense votre mental. On dit d'ailleurs que c'est notre deuxième cerveau. C'est une erreur. Nous devrions parler de premier cerveau : c'est grâce à lui que nous avons pu traverser les âges, que nous avons pu élaborer des stratégies de survie hors pair. Nous sommes passés de prédatés (en bas de l’échelle des espèces) à prédateurs (en haut de l’échelle). Un espace vital, essentiel, indispensable pour se sentir vivant. Pleinement vivant. C'est à cet endroit que vous vous connectez à votre Joie intérieure.


Pourquoi faire un lien entre un stage chamanique basé sur la connexion à la Joie et notre ventre ?


Le lien entre le sentiment de Joie et un stage chamanique Se connecter à la Joie coule de source : nos sociétés monothéiste, quelques soient, nous ont assénés les notions de Bien et de Mal. De là découlent toutes les dualités que notre imagination est capable de créer et notre mental de stocker : toujours/jamais; Blanc/noir ; bon choix/mauvais choix, meilleur/pire, doué/nul, etc. : la liste est infinie tant que vos illusions y œuvrent.

En chamanisme au contraire, ces notions n'entrent pas en ligne de compte dans la vie d'un Natif. Seules comptent ses qualités : être juste, éthique, en équilibre dans l’Univers, respectueux, brave, simple, etc. Se reconnaissant faisant partie d'un Tout, les individus issus des Premières Nations n'ont même pas l'idée de comparer quoi que ce soit. Pas plus eux que tout ce qui vit sur notre planète.


Peut-on nous aussi faire taire cette dualité ? Pouvons-nous nous connecter à notre ventre ?


Oui, nous pouvons, nous devrions même, faire taire cette dualité incessante, tous ces conflits internes qui nous épuisent, nous rendent exsangues, nous font nous sentir désorientés. Observez-vous, écoutez ce brouhaha, et à un moment donné, comme un parent bienveillant qui sonne la fin de la récré, demandez à votre mental d'aller faire un tour en ville ! Je ne rigole pas. Lui qui a l'habitude de mener la danse, montrez- lui qui est le patron !


Comment alors ?


Étape 1 : En RES - PI - RANT !


Je vous entends déjà vous exclamer dans des cris de stupeur : et c’est tout ?? C’est aussi simple  que ça ??


Au risque de vous décevoir, oui, je vous le confirme. En tout cas, c’est la première étape incontournable vers un processus de guérison et de légèreté. Tout part de là.

J'avoue ne pas être adepte des "clés" de ceci ou de cela, ces solutions miracles qui ne le sont que pour leur auteur les vendant grassement, mais là, franchement, j'avale mon bâton de sauge toute crue si je vous mens. Et c’est cadeau.


Pourquoi est ce la clé alors ?


Parce qu'à la base du périnée, se trouve notre premier chakra : le chakra racine. Et qu'il est essentiel d' harmoniser ce chakra avant de vouloir harmonier les suivants.


Sans rentrer dans les détails, sachez, et c 'est l'essentiel, que le chakra racine est le siège de notre sécurité intérieure. Bien harmonisé, il nous offre un sentiment profond de stabilité, de cohérence, de justesse, de reliance à la Terre Mère et de confiance en nous.


Nous faisons évidemment la part belle à cette respiration ventrale pendant les 3 jours de stage chamanique « Se connecter à la Joie » :  Identifier ce qui fait encore souffrance, accueillir sans jugement les vrais états émotionnels, et laisser partir …

 

Poème (extrait du livre "Écoute ce que tu sais")

ET SCIE 

Souvent dans nos rêves, nos espérances,

Une petite voix à peine audible se fait entendre. 

Qui dit non.

Qui dit j’ai peur

Et s’invente mille excuses

Pour ne pas faire,

Pour ne pas être.

 

Illusions !   

 

Et scie la galaxie m'emportait étoile ?

Et scie le rouet se déguisait en serpent à lunettes ?

Et scie un prince persan m'envolait sur son tapis de jade ?

Et scie la Fée des Neiges envoyait ses hydres par un vent glacial ?

Et scie les frères siamois m'avaient vendu pour une poignée de pièces d'or ?

Et scie le haricot magique poussait sur mes lèvres ?

Et scie la terre s'ouvrait et me shamballait ?

Et scie Vénus se transformait en citrouille - carrosse ? 

Et scie la petite sirène ne s'appelait pas Ariel mais Ortémus ?

Et scie des vers à soie attrapaient mes rêves ?

Et scie l’ogre jalousait le Petit Poucet et lui volait ses cailloux ?

Et scie l'hiver figeait le soleil en vert pour l'éternité ?

 

Je bûche. Je bûche.

Et rond, et rond, petit patapon ...

Moralité : L'arbre est tombé ! 

 

Un arbre, c'est fait pour qu'on s'y allonge à l'ombre de ses branches

Les écouter chanter le vent,

Les ruisseaux de là-haut,

L'amitié des oiseaux.

 

Et là tout est possible.

 

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